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 1     Du fromage de dromadaire sur votre table ?

 

 2   La Pogne de la Drôme, le Suisse de Valence et le Saint Genix

 

 3   Un Vin oublie celui des Mees

 

 4   Une Boisson Originale en Tonneau "La Chèvre"

 

 5   Des Velos pour Internet

 

 

Du fromage de dromadaire sur votre table ?

 

Pendant des millénaires, les chameaux ont servi à transporter les hommes et les marchandises. Mais il serait dommage de considérer ces animaux comme de simples vaisseaux du désert. Les chameaux sont indispensables pour la vie des populations des zones arides à bien des égards: leur pelage est tisse pour en faire des tapis, des tentes et des vêtements; leur fumier est brûle et sert de combustible; leur peau est utilisée comme récipient pour conserver l'eau; et ils constituent en outre d'excellentes sources de viande et de lait dans les zones où agriculture et élevage s'avèrent difficiles.

Si le lait de dromadaire est déjà utilise pour la consommation, il est rarement transforme en fromage, pour la bonne raison qu'il a plus de mal à cailler que le lait d'autres animaux domestiques. Une publication de la FAO aidera à surmonter ce problème.

La fabrication du fromage repose sur le principe fondamental de la coagulation du lait pour en faire du lait caille et du petit-lait. Les techniques modernes permettent de cailler le lait en y ajoutant une culture bactérienne qui donne de l'acide lactique et de la présure, une substance extraite des veaux, qui contient un enzyme special qui accélère la séparation des liquides et des solides.

 

"Il est facile de fabriquer du fromage avec du lait de vache, de chèvre ou même de yak", explique Jean-Claude Lambert, un expert de la FAO. "On connaît toutes les techniques ." Mais le lait de dromadaire est une autre histoire car la présure traditionnelle n'a pas l'effet recherche. "Il y a six ans, personne n'aurait cru qu'on pourrait faire du fromage à partir de lait de dromadaire", ajoute-t-il.

Pour résoudre les problèmes de coagulation du lait de dromadaire, la FAO a demande au Professeur J.P. Ramet de l'Ecole nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires (France) d'étudier la question. Après des recherches et des expérimentations menées en Arabie saoudite et en Tunisie, il a trouve un moyen de cailler le lait en ajoutant du phosphate de calcium et de la présure végétale.

Le résultat de ses recherches a été publie dans un manuel - "La technologie des fromages au lait de dromadaire" - qui vient de paraître en anglais ("The technology of making cheese from Camel milk"). L'ouvrage decrit la composition du lait de dromadaire, la compare avec d'autres laits et explique comment il peut être caille pour en faire du fromage. La publication fait partie d'une collection de documents techniques de la FAO sur la production et la sante animales.

"Il s'agit là d'une veritable revolution, affirme M. Lambert. La moitie du lait de dromadaire produit par les populations nomades est gaspillee car dans de nombreuses cultures, on ne le consomme que comme boisson fraîche. Fabriquer du fromage est un moyen de conserver le lait et de creer des possibilites d'echange".

 

Surmonter les problèmes pratiques

Après avoir resolu une bonne partie des problèmes lies à la coagulation, l'etape suivante consistait à voir comment la production de fromage de dromadaire pourrait fonctionner en pratique. En 1994, la FAO a commence à aider une laiterie mauritanienne à le produire. Le programme, faisant appel à l'expertise de M. Ramet, a offert une assistance technique et a subventionne l'achat du materiel. Deux types de fromage de dromadaire ont ete fabriques par la laiterie, qui avait dejà une ligne de produits de lait de vache, de chèvre et de dromadaire.

Mais si nombre des problèmes techniques semblaient être resolus, de nouvelles difficultes sont nees, comme l'explique la proprietaire de la laiterie, Nancy Abeiderrahmane. "Les Mauritaniens ne sont pas habitues à manger du fromage, qui etait par ailleurs très cher à l'epoque. Vu que le but de sa fabrication etait d'absorber un excedent saisonnier de lait qui n'est de toute façon pas consomme, nous pensions exporter le fromage"

Cependant, les tests de reference servant à mesurer la pasteurisation du lait d'autres animaux domestiques ne parviennent pas à mesurer efficacement les niveaux de pasteurisation du lait de dromadaire. De telle sorte que le lait de dromadaire n'est generalement pas prevu dans les règlements d'importation de produits laitiers, en particulier dans les pays qui n'ont pas de camelides. Ceci a fortement entrave les debouches, et la laiterie a dû mettre fin à la production de fromage de dromadaire en 1995.

Mais Mme Abeiderrahmane n'abdique pas si facilement. Sa laiterie, qui produit 13 000 litres/jour de lait de dromadaire, de vache et de chèvre et assure la principale source de revenus à 800 eleveurs nomades, a recemment relance la production. Même si le marche est certes limite pour l'instant, elle a commence à vendre de petites quantites de fromage de dromadaire dans la capitale Nouakchott.

"Nous ne produisons qu'une sorte de fromage. Il est difficile à fabriquer, le rendement est très faible et nous n'avons quasiment pas de debouche, explique Mme Abeiderrahmane. Mais il est très bon !". Le lait de dromadaire presente egalement d'autres avantages: il est riche en vitamines, a une faible teneur de cholesterol et est pauvre en lactose, donc adapte aux consommateurs allergiques aux produits laitiers.

Et les signes positifs ne s'arrêtent pas là. " Camifloc ", un produit associant les substances utilisees pour cailler le lait de dromadaire en petits paquets faciles à utiliser, est vendu non seulement en Mauritanie, mais aussi au Mali et dans les Emirats Arabes Unis. M. Lambert perçoit un vaste potentiel si l'on promeut en même temps "Camifloc" et les unites portables de fabrication du fromage lancees par la FAO. "Nous avons recemment introduit ces appareils au Niger pour le lait de vache, explique-t-il. Ils sont peu coûteux (environ 50 dollars la pièce) et après 2 jours de formation, les femmes locales etaient dejà en mesure de demarrer la production ".

Utilisees ensemble, ces deux innovations pourraient representer une bonne opportunite pour les groupes nomades des regions arides. "Cette technologie est pleine de promesses pour de nombreux pays où vivent des populations nomades, declare M. Lambert, car elle permettrait d'accroître enormement leurs revenus ". Et il ajoute que la publication devrait paraître en arabe au debut de l'annee prochaine, offrant ainsi de grandes possibilites de diffuser ce savoir-faire parmi les populations qui en ont le plus besoin. 

 

Bientôt le chocolat au lait de dromadaire, moins gras, fait par un chocolatier Autrichien ! à suivre pour ne pas être chocolat

 

La Pogne de la Drôme, le Suisse de Valence et le Saint Genix

 

    La tradition ne se conserve pas sans une transmission des savoirs et un travail quotidien. Deux chapitres essentiels qui revèlent la necessaire perennite de l'entreprise et la qualite professionnelle des hommes qui y travaillent.

    La clientèle, de quartier naguère, drômoise ensuite, française et europeenne aujourd'hui, demontre que la demande de produits artisanaux reste forte.

    Ainsi la maison Nivon oeuvre, dans une unite toujours remarquee, depuis 150 ans, pour que la tradition perdure dans sa plus parfaite qualite.

    L'ensemble des collaborateurs a conscience que notre rôle est de conserver intacts ces produits traditionnels et de les promouvoir dans la modernite:

    La Pogne de la Drôme, le Suisse de Valence et le Saint Genix font partie du patrimoine gustatif de la Drôme et balisent par leur saveur une parcelle de notre histoire

 

La POGNE :   

    Aborder l'histoire de la POGNE n'est pas chose aisee dès lors que cette brioche, aussi traditionnelle soit-elle, resulte de savoir-faire multiples qui diffèrent selon les habitudes gustatives des terroirs affairant à ce produit de boulangerie. Cependant son origine est attestee dejà au moyen-âge où, à l'occasion de fêtes, les menagères

achetaient quelques "poignees" de farine de froment afin de confectionner une brioche. Les elements historiques s'affinent à partir du 16ème siècle où une circulaire interdisant la fabrication de la pogne à la suite d'une famine, confirme son authentique presence. Le 19ème siècle revèle la pogne comme un produit prise, qui, par ses qualites de conservation s'expedit dans toute la France. En 1938 le mot pogne, designant une brioche en forme de couronne entre officiellement dans la langue française ainsi que dans les dictionnaires.

 

Le SUISSE :

    La Constitution civile, ratifiee à contrecoeur par Louis XVI, le 24 août 1790, impose au Pape des contraintes inacceptables. L'Assemblee decrète même l'obligation du serment à la Constitution civile. De graves incidents en decoulent et au printemps 1796 les Français envoient des troupes dans la plaine du Pô à la suite de tractations secrètes entre le Pape Pie VI et les Autrichiens. Bonaparte marche alors sur Rome qui est occupee dès fevrier 1798 par le general Berthier. Les evenements se precipitent et le Pape Pie VI, desarme de ses gardes SUISSES est deporte en France, à VALENCE. Il y trouvera la mort dans le plus grand denuement, le 29 août 1799.

Les petits bonhommes, en pâte sablee, representent sans aucun doute le symbole de la captivite du Pape Pie VI - première de l'histoire - absolument demuni de son entourage protocolaire et notamment de ses gardes SUISSES. C'est ainsi que cette pâtisserie prolonge dans le temps ce trait d'histoire dont Valence et les Valentinois ont ete les temoins.

 

Le Saint-GENIX :

    Le St GENIX est un veritable produit Rhône-Alpin.

Sa jeune histoire commence au debut du siècle, et represente au fond une adaptation du savoir faire artisanal à la demande des consommateurs.

    A Lyon comme en Savoie, plus precisement à Saint-Genix-sur-Guiers, c'est une brioche à l'interieur de laquelle "nagent" des pralines entières. Leur cuisson est possible car la pâte à brioche est fortement liquide.

    A Valence comme à Romans l'adaptation à la pâte à pogne, naturellement serree et d'une texture plus solide demande à ce que les pralines soient concassees; Ainsi cuisent-elles parfaitement et "coulent" joliment sur ces pognes allongees ou boulees.

 

La Confrerie du Suisse celèbre chaque annee le Suisse de Valence.

PIE VI, GIANNANGELO BRASCHI (1717-1799) pape (1775-1799)

 

  Ce sont les costumes des gardes suisses du pape Pie.VI qui auraient

inspires la decoration particulière de ce petit bonhomme de biscuit

 

 

    Après l'annexion par la France (1791) des territoires pontificaux d'Avignon et du comtat Venaissin, les relations avec la France se deteriorent davantage encore à la suite de l'occupation des etats de l'eglise par Napoleon, que consacrent en partie le traite de Tolentino (1797). La revolution est fomentee à Rome en 1797 par le general Duphot; Le general Berthier occupe la ville l'annee suivante et y proclame la republique. Fait prisonnier, Pie VI, en depit de son grand âge et de sa maladie, est  emmene à Bologne (1799), puis à Briançon, à Grenoble et finalement à Valence, où il meurt en août. Il fut enterre sur les boulevards, jusqu'à la signature du concordat entre l'eglise et l'etat. A ce moment là, son corps fut rapatrie sous bonne escorte au Vatican. L'evêque de Valence, soutenu par la population adressa une demande au Vatican pour recuperer les entrailles de Pie VI à titre de reliques, qui sont depuis lors, scellees dans un buste au sein de la Cathedrale St Apolinaire de Valence.

 

Un Suisse geant est realise à cette

occasion pour celebrer l'evenement    

 

 

 

 

 

Boire le Vin des Mees au joli mois de Mai sur un mets

 

Le vin des Mees

"Après quelques annees, c'est un cordial, un baume restaurant qui a souvent rendu à la vie des malades desesperes." 

 

Le vin a ete pendant des siècles une production importante de notre pays des Mees: " Le vin est de toutes les denrees du pays, celle qui forme le principal revenu des habitants, et qui donne une sorte d'aisance qu'on ne voit pas dans bien d'autres qui sont prives de cette ressource."

 

La vigne doit être presente aux Mees au moins depuis le premier siècle après J.C., où elle a ete introduite par les romains. Elle a rapidement trouve en ce pays un terrain et des hommes capables de produire avec ces raisins un vin de qualite.

 

Mais, c'est surtout au XI ème et XII ème siècle que la viticulture a du se developper de façon consequente. Ceci grâce à la presence sur le territoire des Mees de deux prieures Importants: celui de Paillerols dependant de Boscodon (ordre de Chalais) et celui de Saint-Michel dependant de Ganagobie (ordre de Cluny).

 

Quand on sait l'importance des vignobles monastiques au XII ème siècle, on peut penser qu'une grande partie des terres des plaines etait plantee en vignes. C'est à partir de là que se sont transmis cepages et techniques de vinification qui ont fait la reputation du vin des Mees." Il est vrai que dans beaucoup de contrees, (nous ne disons pas du departement) mais de la republique entière, on ne recolte pas un vin de qualite superieure à celle du vin des Mees, de l'aveu des meilleurs connaisseurs." Reputation qu'il a conservee jusqu'au debut du XXème siècle. Les cepages locaux, bien adaptes aux terrains des Mees, n'ont pas resiste aux attaques de l'oïdium et du phylloxera.

 

Après la periode des vignes ecclesiastiques, la commune des Mees a continue à produire du bon vin. "Tout ce qui nous reste de documents anciens nous fournit la preuve que, dans tous les temps, nos vins ont ete excellents, et, comme tels, recherches par les gourmets. Nous lisons dans les anciennes deliberations, que, lorsque quelque personnage distingue arrivait aux Mees, on lui faisait des presents en vin, et qu'ils etaient toujours bien accueillis."

 

Comment etait-il ce fameux vin ? Si toutefois on peut le decrire avec des mots : "Ce vin est très spiritueux, gros, mais clair, son parfum de framboise est delicieux. En ayant soin de le clarifier avec des blancs d'oeufs on peut le conserver aussi longtemps qu'on veut, soit dans des vases en bois, soit dans ceux de verre. Après quelques annees, c'est un cordial, un baume restaurant qui a rendu à la vie des malades desesperes.". Après une telle description, on ne peut que tomber en admiration devant un produit pareil. Il est bien regrettable de n'avoir pu le conserver jusqu'à nos jours, notre village aurait très certainement acquis une reputation internationale pour les medecines douces et serait aujourd'hui un centre important où personnes malades, faibles, viendraient reconquerir une sante en faisant une cure de vin des Mees, ce serait la vinotherapie...

Mais restons serieux ! Outre cet excellent vin rouge, Les Meens produisaient en moindre quantite un peu de vin blanc, du vin cuit et du vin muscat.

 

Avant le debut du XIX ème siècle nous n'avons pas trouve de chiffres de production precis.

 

Mais en 1804 nous trouvons "une surface plantee en vigne de 470 hectares et une production de 6400 hl de vin dont on en consomme la moitie sur place, et 3200 hl sont exportes, la plus grande partie dans la vallee de Barcelonnette et de Seyne, le restant dans deferentes villes de l'interieur."

En parcourant les deliberations du conseil municipal du XIX ème siècle, nous trouvons les publications du ban des vendanges :

" Les vendanges ne pourront commencer dans toute l'etendue du territoire de cette commune que le vingt deux vendemiaire du present mois (14 octobre). Ceux qui se permettraient de vendanger avant cette epoque seront condamnes à la confiscation de leurs raisins et à l'amende municipale. Ceux qui voudraient couper des raisins blancs ou muscats avant le jour fixe pour l'ouverture des vendanges seront tenus de se munir d'une permission du maire sous les mêmes peines.". La date est fixee en fonction de l'etat de la vendange. "Considerant que la saison est beaucoup plus avancee que les annees precedentes et que tout annonce que la maturite des raisins sera plus precoce, la vendange s'ouvrira le dix neuf du courant (septembre). Pour faire appliquer ce règlement, et pour surveiller les vignes en general (il semble qu'à cette epoque là, il y avait beaucoup de monde dans les vignes) le garde champêtre ne suffit pas, on nomme pour lui aider des garde vignes, en principe deux, pour un mois," pour surveiller les maraudeurs qui à cette epoque occasionnent de grands degâts dans les vignes"

 

En 1812 (peut-être y avait-il eu une vague de delinquance) il est nomme cinq garde vignes car "les vols multiplies qui se commettent dans les campagnes demandent qu'il soit pris des mesures extraordinaires pour arrêter des violations journalières du droit des proprietes. Les gardes champêtres arrêteront et traduiront à la mairie tous ceux qui seront trouves dans les vignes, champs et sur les chemins après sept heures du soir et avant cinq heures du matin. Les gardes champêtres denonceront tous ceux qui seront trouves chassant dans les vignes, ils sont autorises egalement à tuer tous les chiens qui sont trouves dans les vignes."

 

Toujours en ce debut du XIX ème siècle, au lendemain de la revolution "qui tout en froissant les interêts de beaucoup d'individus, a opere le bien general en donnant une certaine aisance au plus grand nombre : car la nation ne ce compose pas des habitants souvent inutiles de quelques grandes villes, mais des precieux agriculteurs qui habitent la campagne, et qui forment veritablement la nation.", on n'etait pas avare de reglementations, pour mieux contrôler tous les produits. Il est etabli, aux Mees, une taxe sur les vins qui porte un très joli nom : le "droit de rêve" ou imposition de deux centimes et demi sur chaque litre de vin qui se vendra en cette ville des Mees et son terroir par les hôtes, cabaretiers, aubergistes et gargotiers, soit aux etrangers, soit aux personnes de la ville." Pour prevenir toute fraude sur cette taxe, même la consommation personnelle de ces vendeurs de vin est reglementee : "Cette consommation est et demeure fixee savoir pour le maître et le chef de l'auberge, cabaret, gargote et bouchon à un litre de vin par jour, un litre pour chaque valet à gages et un demi litre pour les femmes et enfants au dessus de 7 ans et servantes."

 

Même le marc de raisin etait surveille, il devait être seche et brûle sous le contrôle d'un prepose designe à cet effet. "Pour qu'il ne puisse être diverti à aucun autre emploi."

 

Les plantations de vignes se situent principalement, dans la plaine moyenne, au pied des collines entre Les Mees et les Pourcelles, où passe actuellement le grand canal E.D.F., il y en avait aussi autour de la ville des Mees, au quartier de la Coste sur les flancs des vallons de Moureisse et de la Combe. "La vallee de la Combe au pied même du perimètre du reboisement etait toute complantee en vignes et en ce moment, cette même vallee ne produit pas deux hectolitres de vin. Ensuite, dans la section de la Coste, en dessus du canal, il n'en reste pas deux hectares sur plus de cent qui existaient à l'epoque indiquee ci-dessus (1824). Enfin la multitude d'oliviers qui existe en ce moment dans le territoire de la commune a envahi les terrains plantes en vignes et a force les proprietaires à arracher des ceps qui ne produisaient presque plus rien."

 

Les pieds de vignes, surtout jusqu'au milieu du XIII ème siècle, s'eparpillaient sur tout l'espace qui leur etait reserve, sans aucun ordre et très serres. Ceci etait dû au fait que pour regenerer un vieux plan, on provignait ("Courba la vigno" en provençal), c'est-à-dire que l'on enterrait, un long sarment, toujours relie à la vigne mère et lorsqu'il etait bien enracine et commençait à produire, en general au bout de quatre ans, or, arrachait le vieux pied de vigne. Si bien, qu'au fil des temps, le vignoble restant en place des decennies les ceps envahissaient tout le terrain.

« A cent ans, uno vigno es encaro un enfant »

A cent ans, une vigne est encore un enfant (dicton provençal)

Ensuite, les vignes ont ete plantees en allees et on cultivait entre ces allees, soit des arbres, amandiers, oliviers, soit des cereales. Quand les maladies sont apparues (fin XIX ème siècle) et qu'il a fallu "sulfater" et "soufrer" la vigne a ete plantee seule en rangee.

 

Les maladies de la vigne (jusqu'à la deuxième moitie du XIX ème siècle) ne causaient pas de gros degâts. Il n'y avait que quelques petites invasions de parasites (coleoptères, chenilles) qui ne compromettaient pas la recolte. Une annee cependant (en 1620) une attaque semble importante. Que faire pour lutter contre ces bestioles? ( GEIGY, BAYER, PEPRO ... et autres n'etaient pas encore sur le marche pour proposer leurs gammes d'insecticides). Seul le personnage le plus puissant de la region pourra intervenir favorablement. Quelques Meens vont donc trouver l'evêque du diocèse, à Riez, et lui demandent d'user de l'arme absolue, de prononcer l'excommunication contre ces chenilles et babarotes (pyrales ou altise? en provençal) qui detruisent les vignes. Nous ne savons pas si le resultat a ete positif, mais notre civilisation de pesticides à outrance n'a pas encore envisage de reessayer ce traitement biologique.

 

Jusqu'au milieu du XIX ème siècle, pour entretenir une vigne, peu d'outils etaient necessaires. Ils etaient les mêmes depuis plus de deux mille ans. Une bonne eissade (houe) dont l'extremite etait plus ou moins large suivant la nature des terrains (large pour les terres legères, pointue pour les terres caillouteuses) avec laquelle on chaussait ou dechaussait la vigne, enlevait les mauvaises herbes, un bechard (houe deux ou trois dents) pour aerer la terre, et un poudo ou poudadouire (serpe à tailler) suffisaient.

 

Dans la deuxième moitie du XIX ème siècle, avec le debut du machinisme agricole, on a utilise la charrue chausseuse et dechausseuse tiree par un cheval ou un mulet, et le secateur pour faciliter la taille.

 

Le cepage qui, avec nos terres et notre climat, a donne toute sa personnalite, toute sa force au vin des Mees, s'appelait le bouteillan. C'etait le plus repandu, à côte de quelques autres cepages. "Aujourd'hui (en 1868) les cepages dominant dans les plantations des Basses Alpes sont le grenache et le mourvèdre, les anciens sont le bouteillan, le catalan, le bruno, l'olivette, le spagen ou gros noir d'Espagne, le crussen en cepages rouges, et en blancs, l'aramon blanc, la clairette, l'ugni, le muscat, la madeleine, le pascal et l'aubier vert, mais de tous les raisins, le grenache, le mourvèdre, le bouteillan, et la clairette sont encore les plus repandus."

 

A Paillerols, où etait installee la ferme ecole departementale, Mr RAIBAUD-L'ANGE soignait bien ses vignes afin de montrer aux elèves les bons procedes viticoles. En 1865 Il y avait 40 hectares de vignes (dont une à la Magnane de 13 hectares et une à la Tourrache de 8 hectares) les deux tiers des cepages etaient du grenache. La moyenne des recoltes, dans ces annees-là, se situe à environ 20 hectolitres par hectare de vignes.

 

Vers 1860-1865 l'oïdium arrive aux Mees, mais les agriculteurs hesitent à traiter au soufre. La maladie va faire des degâts. A peine l'oïdium commence à être vaincu, que le phylloxera arrive sournoisement et cree la panique chez les viticulteurs. "Ne nous faisons pas d'illusion, Mr le Ministre, lorsque cet insecte ne trouvera plus de racines de vigne à ronger, puisqu'elles paraissent être sa pâture de predilection, il est très possible qu'il attaquera les racines des autres arbres et peut-être aussi celles ces cereales." . "La maladie n'a pas encore fait de grands ravages dans la commune mais elle prend des proportions assez inquietantes pour le vignoble, quelques uns arrachent les ceps avant qu'ils soient entièrement attaque."

 

Des essais sont faits pour essayer de vaincre cette attaque. Un traitement parmi beaucoup d'autres qui sont experimentes, consiste à inonder la vigne pour tuer l'insecte. Il a ses adeptes convaincus, des essais sont faits à Dabisse. "En 1876 M.M. GORDE et Louis RICHARD ont inonde plusieurs pièces de vignes, d'une surface totale de 5 à 6 hectares. Ces vignes ne presentaient aucun point d'attaque. L'eau a ete maintenue à une hauteur moyenne de 50 centimètres pendant 40 jours sans interruption. En 1877 les vignes inondees ont presente diverses taches phylloxeriques, à l'automne on a recommence la submersion avec la même exactitude. A la ferme ecole, un vignoble de 5 hectares a ete aussi submerge à la même epoque. L'eau y a ete maintenue 50 jours. Cette vigne etait dejà malade sur divers points. En 1878, tant à la ferme ecole que chez les deux autres proprietaires susnommes, les taches phylloxeriques, au lieu de diminuer ont considerablement augmente, et même beaucoup de ceps sont morts. En presence de ces resultats tout à fait differents de ceux obtenus chez Mr FAUCON (de Graveson dans les Bouches du Rhône, chez qui la methode avait parait-il reussi) et chez plusieurs autres proprietaires, on dût admettre que la submersion ne reussissait que dans des conditions particulières non encore appreciees, car le sol du Plan des Mees est de bonne nature, argilo-calcaire, ni compact, ni trop filtrant et on ne comprend pas pourquoi la submersion n'y produit pas les mêmes effets que dans les Bouches du Rhône."

 

D'autres methodes sont employees, le traitement du sol par le sulfure de carbone, on injectait dans des trous distants d'environ 50 cm tout autour des pieds de vigne 8 à 12 g de sulfure de carbone par trou. Pas plus que la precedente, cette methode ne donna des resultats concluants. Des insecticides sont egalement employes. Mais quand le questionnaire de l'enquête sur le phylloxera de 1878 demande : "Quels sont les resultats obtenus par l'emploi de ces insecticides et quelle est la tendance des viticulteurs relativement à leur emploi ?" Le maire des Mees, Gabriel ARNOUX note : "La tendance est de ne pas les employer vu que leur emploi est trop cher."

 

Dejà beaucoup de vignes sont atteintes, l'enquête de 1878 aux Mees, signale sur 300 hectares de vignes, 80 hectares attaques et 70 hectares detruits.

 

La campagne traverse là une crise grave, la vigne, c'est vraiment l'enfant cheri de l'agriculteur et quand il voit mourir sa vigne, c'est son moral qui est atteint. Sa vigne, son vin, c'est l'honneur de sa maison (qu'elle soit grande ou petite). "Boire son vin est un luxe, le seul qu'il se permit, auquel le paysan alpin etait fort attache."

 

Les plans americains, resistant au phylloxera, commencent à arriver, mais les agriculteurs refroidis par autant d'echecs et prudents par nature, accueillent sans grand enthousiasme ces plants venus du nouveau monde. "La tendance du viticulteur est d'attendre qu'il y ait une solution à peu près certaine sur la resistance des vignes americaines au phylloxera."

 

Le phylloxera detruit toujours les vignes.

L'enquête de 1879, mentionne que sur les 300 hectares de vignes, 75 hectares sont attaques mais resistent encore, et 150 hectares ont ete detruits.

 

A partir de 1888 des pepinières de plants americains (Jacquez pour les plants directs, Riparias-Rupestris comme porte-greffes) sont installees dans le departement. La première est aux Grillons, puis d'autres suivront, à Forcalquier, Riez, Manosque, afin de regenerer le vignoble Bas Alpin.

 

"La vigne constituant la plus importante source de revenu dans nos pays, la lutte contre le phylloxera est une question de vie ou de mort pour le petit cultivateur, mais celui-ci atteint par le fleau, a epuise son epargne, il est desarme. Il convient donc de lui venir en aide. Dans ce but le departement cree aux Grillons, près de Digne, une pepinière dont les plants sont distribues gratuitement. Mais, mettre à la disposition des cultivateurs les plants americains ne donnera aucun resultat pratique si par quelque moyen l'on ne provoque pas leurs demandes. Par ignorance le paysan est mefiant, il ne croit que ce qu'il a vu, et la pepinière doit donc être pour lui, en même temps et surtout, un champ d'experiences, une veritable station agronomique où il pourra verifier les resultats possibles et aussi reprendre confiance."

 

Par ces nouvelles plantations resistantes, le phylloxera va être vaincu, mais le vignoble Meens en a pris un sacre coup. Même si l'on a replante autant de vigne qu'avant la maladie, les cepages originaux, ont souffert et vont disparaître petit à petit au profit des plants directs, d'hybrides plus productifs.

 

En 1929 il y a encore 235 hectares de vignes, beaucoup sont vieilles. Les arrachages vont commencer.

 

 

 

En 1955 la surface des vignes n'est plus que de 76 hectares. Une image très precise du vignoble nous est donnee par le recensement general du vignoble bas alpin effectue de fevrier 1956 à janvier 1958. Nous y trouvons encore la trace des cepages qui ont donne au vin des Mees sa reputation. Ce sont vraiment les tout derniers temoins de l'ancienne renommee, temoins qui ne survivront plus longtemps. Les vignes se repartissent comme suit: 136 exploitations exclusivement pour la consommation familiale, en 203 parcelles pour une superficie de 60 hectares 56 ares et 76 centiares et 12 exploitations qui se livrent à la vente de vin, en :

 

· 35 parcelles d'une superficie totale de 15 ha 97 a 55 ca

· 57 exploitations ont moins de 0,25 ha, representant 8 ha 43 a 55 ca

· 69 exploitations ont moins de 0,25 à 0,99 ha representant 36 ha 43 a 60 ca

· 22 exploitations ont de 1 ha à 2,99 ha, representant 31 ha 67 a 16 ca

 

Même les cepages sont repertories. On trouve :

 

·  le dattier ce Beyrouth (3 a 60 ca)

·  le gros vert (9 a)

·  les muscats divers de table (1 ha 2 a 89 ca)

·  l'œillade noire (9 a 30 ca)

·  le chasselas (21 a 12 ca)

·  le vinifera divers de cuve (8 ha 29 a 7 ca)

·  l'alicante bouschet (3 ha 86 a 77 ca)

·  l'aramon noir (1 ha 64 a 57 ca)

·  le cinsaut (64 a 54 ca)

·  la clairette blanche (6 ha 6a 31 ca)

·  le gamay noir à jus blanc (69 a 42 ca)

·  le grand noir de la calmette (94 a 72 ca)

·  le grenache noir 3 ha 4 a 76 ca)

·  l'ugni blanc (6 a 70 ra)

·  le bouteillon noir (33 a 38 ca)

·  le teinturier (5 a 15 ca)

·  les hybrides divers de cuve (5 ha 37 a 25 ca)

·  les coudercs divers (1 ha 37 a 25 ca)

·  les coudercs 7120 (15 ha 72 a 1 ca)

·  les seibels divers (11ha 20 a 20 ca)

·  les seibels 7053 (32a 85 ca)

·  les seyves villard divers (3 ha 55 a 47 ca)

·  le seyve villard 18315 (1 ha 64 a 60 ca)

·  L'othello (4 a 34 ca)

·  le jacquez (1 ha 15 a 9 ca)

·  plantiers (39a 25 ca)

·  les cepages indetermines (8 ha 44 a 35 ca)

 

soit un total de : 6 ha 48 a 61 ca

 

Avec la croissance des annees 60 et l'accession au V.D.Q.S. le 10 août 1959 des coteaux de Pierrevert, certains notables et certains agriculteurs essaient de donner un second souffle à la viticulture Meenne.

 

Le 27 octobre 1960 aux Mees se tient l'assemblee generale des vignerons des Basses Alpes. "Rejouissons-nous du renouveau qui se manifeste dans le domaine viticole et remet en valeur nos vignobles de Haute Provence juges digne de l'appellation V.D.Q.S. (...) Nous souhaitons obtenir des autorisations de plantations utilisables dans la commune des Mees, afin que revive ce produit de qualite qu'a ete si longtemps le vin des Mees.''

 

Les vignes ne sont pas plantees. Des cultures nouvelles, maïs surtout, s'installent, et avec l'arrivee du chantier du canal E.D.F. qui traverse la plaine, les bouleversements qu'il amène, le vin des Mees est tombe dans la legende à jamais.

 

Pour nous parler de ce vin glorieux, il nous reste la memoire populaire, quelques lignes dans certains livres, de vastes caves delaissees avec leurs grands tonneaux, avec leur tine (cuve) en maçonnerie toute couverte de beaux carreaux de terre cuite emaillee, des noms de quartiers, les vignes de la Coste, des noms de champs, le Jacquez, la Bouteille (à cause du bouteillan), la Vignasse... Et quelques petits vignerons qui ne portent pas leur recolte à la cooperative d'Oraison, mais continuent à faire leur vin, qui, lorsqu'il est fait avec soin et avec de bons raisins, nous rappelle agreablement que notre bonne terre des Mees est toujours capable de nous donner un produit de qualite...

 

Evolution des surfaces plantees en vignes et production de vin de la commune des Mees.

  

Annees  Surfaces (ha)      Productions (hl)

1803      470                  10 000

1804      470                  6 400

1836      455                  6 000

1868      550                  5 500  beaucoup de vignes cadastrees ne sont plus entretenues

1871      280                  4 800

1872      290                  2 900

1876      325                  4 500

1880      300                  ?

1892      250                  5 000

1929      235                  ?

1955      76                    ?

1970      43   reparties en 61 exploitations

1980      34   reparties en 34 exploitations

1985        encore moins car beaucoup de vignes ont ete arrachees recemment (primes à l'arrachage)

 

 

Boisson " La chèvre "

 

C'est une boisson nomme "La Chèvre" ou quelquefois "Le Force", on la trouve essentiellement dans la region qui entoure Genève, depuis la partie du Chablais qui borde le Lac Leman jusque dans l'Ain. Nous ignorons si on la trouve en Suisse dans les regions viticoles du Nord du Leman.

Pour faire de la Chèvre il faut un tonneau special qui resiste à une pression de 9 bars. Traditionnellement, on la fait dans un tonneau en chêne aux douves epaisses et munie d'un robinet special. Certains utilisent des tonneaux metalliques. Les tonneaux de bière pression utilises parfois ne sont pas assez resistants puisqu'ils sont prevus pour une pression maximum de 3 bars ; or la pression de la " chèvre " est bien superieure et il y a eu des accidents (explosion du tonneau metallique " Il est donc essentiel d'avoir un tonneau en bon etat et prevu pour cet usage.

On trouve des tonneaux de contenance variables, entre 25 et 50 litres.

 

Voici la recette pour un tonneau de 40 litres :

 

Ingredients pour 40 litres

Certains mettent une cuillère à cafe de tanin (personnellement nous n'en mettons pas)

 

Preparation

 

Il suffit de mettre tous ces ingredients dans le tonneau.

La seule difficulte est d'eviter de faire des grumeaux avec la crème de riz.

Pour l'eviter on peut prealablement delayer cette poudre dans un ou deux litres de jus de raisin ou de pomme à l'aide d'un fouet metallique.

Il est important que le jus de fruit soit frais et que la fermentation n'ait pas commence.

Après avoir empli complètement le tonneau, on le ferme à l'aide du robinet.

Pendant les premières semaines, il est conseille de remuer regulièrement le tonneau.

La fermentation va produire du gaz carbonique qui ne pourra pas s'echapper du tonneau etanche.

La pression va monter progressivement (Cela peut aller jusqu'à 9 bars).

 

Consommation

 

Après 45 à 60 jours, la pression est suffisante et on peut tirer les premiers verres de chèvre.

Celle-ci se boit dans de grands verres, car c'est essentiellement de la mousse que l'on boit " cul sec " à raison de 3 ou 4 verres par personne. La quantite d'alcool absorbe est donc très faible.

Le tonneau de chèvre se conserve dans une cave, car il est important que la temperature soit peu elevee si on veut pouvoir la consommer depuis Noël jusqu'à l'ete.

 

 

Des Velos pour Internet

 

Il n’y a ni electricite, ni telephone à Phon Kham. N’empêche que ce village isole du Laos (Asie du Sud-Est) est aujourd’hui connecte à Internet !

Les villageois peuvent se renseigner sur le cours des produits agricoles, rechercher des debouches commerciaux pour leurs tissus artisanaux, elargir l’horizon educatif de leurs enfants ou, comme partout ailleurs, tout simplement “surfer” sur le web et participer à des “chats”.

A quoi tient ce prodige ?

A la presence d’un ordinateur innovant, alimente en electricite par une bicyclette et conçu par l’informaticien Lee Felsenstein à l’intention d’une ONG laotienne, la Fondation Jhai.

L’ordinateur est alimente en courant electrique par une batterie de voiture, elle-même raccordee à un velo modifie. Il faut pedaler pour charger la batterie ; lorsque c’est chose faite, le cycliste cesse de pedaler et se connecte au reseau. La batterie peut être rechargee à tout instant, soit par l’utilisateur de l’ordinateur, soit par quelqu’un d’autre, ce qui permet d’eviter toute coupure intempestive. Une minute de pedalage equivaut à une minute d’utilisation de l’ordinateur.

L’utilisateur n’est pas oblige de pedaler au moment où il se sert de l’ordinateur ! Grâce à des antennes radio fixees au sommet des arbres, sur les citernes et sur les toits, les signaux transmis par l’ordinateur sont relayes à raison de 28 à 50 kilo-octets par seconde (cela suffit pour la plupart des utilisations) jusqu’à un plus gros village où des lignes telephoniques permettent la connexion avec le fournisseur de services Internet.

Mise au point avec l’appui du Centre canadien de recherches pour le developpement international (CRDI), cette technologie pourrait être introduite dans d’autres pays.

 

 

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